Présentation de la Ville de Villers-Cotterêts

Villers-Cotterêts, notre ville....

Commune française, située au cœur de la forêt de Retz dans le département de l'Aisne (02).
L'origine du nom Villers-Cotterêts serait villa sur la côte de Retz.Ses habitants sont les Cotteréziennes et Cotteréziens.

Un peu d'histoire

Une simple clairière de l’immense forêt des Sylvanectes servait de lieu de rassemblement aux plus lointains ancêtres des Cotteréziens qui vivaient le plus souvent à l’abri des grands bois ; les historiens locaux ont pu démontrer que c’est le centre actuel de la ville.

Il faut attendre le VIe siècle pour qu’il soit fait mention d’une métairie « une villa » entourée de quelques chaumières attribuée par Clovis à l’un de ses lieutenants. En 632, Dagobert chasse dans la forêt ; il y possède un pied-à-terre puis une résidence royale (le palatium) et l’histoire de la ville se confond bien vite avec celle de son château, tout d’abord simple rendez-vous de chasse.

La Fontaine de la Coquille, au coin de la rue Tronchet et de la rue Demoustier.

Au IXe siècle, le château c’est la Malemaison (mauvaise demeure) dont les seigneurs sont des brigands qui pillent et rançonnent les voyageurs osant s’aventurer en forêt. Propriété des seigneurs de Crépy, le château est agrandi et embelli en 1165 par Philippe d’Alsace, Comte de Flandre, époux d’Elisabeth, fille de Raoul V. En 1214, le Valois est réuni à la Couronne et la Malemaison devient propriété royale.

En 1284, Philippe III le Hardi concède le Valois à son fils cadet Charles, qui prend le titre de Comte de Valois (et sera à l’origine de la branche royale de Valois). Il fait alors rebâtir et orner le château avec une magnificence et un luxe dont parlèrent avec admiration tous les chroniqueurs du temps.

La cour intérieure du Château François Ier.


Les années passent, la Guerre de Cent Ans ravage le Valois et le Chastel de Villers-Cotterêts qui restera désert pendant de longues années. Après son accession au trône de France en 1498, Louis XII donne le Valois à son jeune cousin (et futur gendre) François d’Angoulême, à charge pour lui de rétablir le Chastel de Villers-Cotterêts. Mais François n’a pas encore cinq ans et ce n’est qu’en 1506 qu’il viendra pour la première fois chasser avec le Roi à Villers-Cotterêts.

Monté sur le trône en 1515, François Ier va faire renaître le duché de Valois qui surpassera son ancienne splendeur. Le Roi aime la chasse et le chroniqueur nous dit que « Françoys s’estudia pour le plaisir de la Chasse à faire recoustrer, rebastir et accommoder le Château de Villers-Cotterêts ».

De 1530 à 1535, le Roi lui-même veille à la rapidité des travaux. A cette époque, Villers-Cotterêts n’est encore qu’un village dont la population s’est accrue, pendant la Guerre de Cent Ans, des réfugiés de Crépy, Pierrefonds et Vivières. On peut dire sans crainte que la ville actuelle doit son origine à François Ier, car les fréquents voyages de ce roi, avec toute sa suite, amenèrent une foule de marchands, d’aubergistes et d’artisans qui s’établirent près du château dans des maisons élevées le long de la route, et il fallut bien loger et nourrir les ouvriers nombreux, occupés à la construction de l’édifice.

En 1535, le château est terminé.

 

La chapelle du château.La chapelle du château. Le plafond richement sculpté d'un des escaliers du château.



Des réunions fastueuses y sont organisées, des fêtes littéraires, avec Rabelais et Clément Marot.

En août 1539, François Ier y signera une ordonnance restée célèbre sous le nom « d’ordonnance de Villers-Cotterêts ». Ordonnance générale pour la police et la justice, elle comporte 192 articles. Les articles 50 à 54 ordonnent aux curés de tenir registres des baptêmes et des décès et peuvent être considérés comme les prémices de l’état civil.
Mais ce sont surtout les articles 110 et 111 qui ont fait la célébrité de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts en imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français et non plus en latin.

Henri II succède à son père en 1547 et fait entreprendre au château d’importants travaux dirigés par Philibert Delorme. Des fêtes splendides et galantes marquent l’inauguration des restaurations et nouvelles constructions. Diane de Poitiers, la maîtresse du roi, y maintient la « Petite bande des Dames de la Cour » et c’est à cette époque que l’on situe l'origine du fameux dicton « s’amuser comme à Villers-Cotterêts ».

Les Rois et Princes de France feront de fréquents séjours à Villers-Cotterêts, mais le château, mal entretenu, et finalement délaissé, sera, une fois encore, la proie de pillards en 1636, pendant la « Guerre des Mécontents » qui ravage le Valois.

En 1661, Louis XIV donne le duché de Valois en apanage à son frère unique, Philippe de France, duc d’Orléans. Dès lors, la cité va revivre. De grands travaux sont effectués au château, et le parc est aménagé sous la direction de Le Nôtre.

Dans le même temps, la ville se développe ; il s’y crée un hôpital de charité, et un collège. La création du Bailliage de Villers-Cotterêts, en 1703 donnera encore plus d’importance à la cité, lieu de commerce très fréquenté, ayant un siège de maîtrise des Eaux et Forêts.

1789: La Révolution marque la fin de l’apanage des Orléans et de la gloire du château. Manquant de peu d’être vendu comme bien national, il sera, en 1806, transformé en dépôt de mendicité pour le département de la Seine, avant de devenir Maison de retraite dépendant de l’Assistance Publique puis de la ville de Paris.

La suite de l’histoire de la ville est en parallèle avec celle des guerres qui l’épargnèrent rarement. Dès 1815, des combats furent livrés à proximité. La ville fut occupée de longs mois en 1870-71.

La guerre de 1914-1918 a marqué toute la région, ainsi qu’en attestent de nombreux monuments commémoratifs. C’est de la forêt de Villers-Cotterêts que partit l’offensive victorieuse du 18 juillet 1918, marquant la fin d’un cauchemar qui avait duré plus de quatre années. De 1940 à 1945, plus de la moitié des maisons furent touchées. La petite ville a vu passer de nombreux personnages historiques. Elle s’enorgueillit d’être le lieu de naissance du poète Demoustier (1760) et surtout du plus populaire romancier du XIXe siècle, Alexandre Dumas, (1802), l’illustre auteur des «Trois Mousquetaires».

La salamandre était l'emblème de François Ier. Plusieurs sources diffèrent quant à l’origine de la salamandre comme symbole dudit Roi : Une tradition voudrait que François ait reçu cet emblème de son précepteur, Artus de Boisy, qui avait observé dans son élève, « un tempérament plein de feu, capable de toutes les vertus, qu’il fallait tantôt aviver, tantôt amortir ». Mais c’est oublier qu’on trouve déjà une salamandre dans l’emblème du comte Jean d’Angoulême, frère cadet de Charles d’Orléans, et qu’un manuscrit exécuté pour Louise de Savoie en 1504, porte lui aussi une salamandre. La thèse selon laquelle l’animal fut apporté à François Ier par Léonard de Vinci est une version romancée.

 

Les armes deVillers-Cotterêts se blasonnent ainsi :

La salamandre, symbolise généralement le pouvoir sur le feu, donc sur les hommes et sur le monde. La devise Nutrisco & extinguo (« Je m’en nourris et je l’éteins »), qui il accompagne parfois cet emblème, prend tout son sens lorsqu’on se réfère au pouvoir sur le feu. On la retrouve sur énormément de plafonds et de murs du château de Chambord et de celui de Fontainebleau, et sur les armes de la ville du Havre et sur celles de Vitry-le-François ainsi que sur le logo du département de Loir-et-Cher. Cet animal un peu magique est censé éteindre les mauvais feux et attiser les bons.

Célébrités natives de Villers-Cotterêts

Alexandre Dumas (père) en 1802
Charles-Albert Demoustier en 1760
René Lucot (1908-2003), réalisateur et scénariste français, était né à Villers-Cotterêts

Monuments


L'enceinte fortifiée du Château de Noüe (XVIe siècle).

L'enceinte fortifiée du Château de Noüe

 


Château François Ier.


Musée et Maison natale d'Alexandre Dumas.

 

La façade du Musée Alexandre Dumas.

 


Le Pavillon Henri II.
Édifié à la fin du XVIe siècle, agrandi et redécoré par le Duc d'Orléans (1756-1760), Alexandre Dumas a écrit : « La maison de Monsieur Deviolaine était un palais très apprécié par moi… » avant qu'en août 1843, le Roi Louis-Philippe rachète le bâtiment.

 

Le Pavillon Henri II.

 


Église Saint-Nicolas

A l'intérieur de l'édifice, la base de la chaire représente Saint Pierre en atlante.

 

L'Église Saint-Nicolas, accolée à la mairie.

 

Source : Wikipédia